L’angoisse de séparation : comprendre et accompagner son enfant

Partir à la crèche en pleurant, hurler au moment de dire au revoir, ne pas vouloir que maman ou papa quitte la pièce, s’endormir seulement en étant collé à l’adulte…
Ces scènes te semblent familières ? Il s’agit peut-être de ce qu’on appelle l’angoisse de séparation.

C’est une étape normale du développement de l’enfant, mais qui peut parfois devenir intense, épuisante et difficile à vivre pour toute la famille.

Alors, comment comprendre cette angoisse, et comment aider son enfant à la traverser en douceur ?


🧠 C’est quoi, l’angoisse de séparation ?

L’angoisse de séparation apparaît vers 8 à 10 mois, et peut revenir à certains moments-clés de l’enfance.

À cet âge, l’enfant commence à comprendre que maman/papa existe même quand il ne le voit plus. Il découvre donc… que vous pouvez partir. Et ça, pour lui, c’est très insécurisant.

Il n’a pas encore la notion du temps ni la confiance que vous allez revenir. D’où les pleurs, les cris, les refus, les bras tendus…

👉 C’est une peur instinctive et saine, signe que l’enfant s’attache à vous et qu’il développe sa conscience du monde.


⏳ Quand revient-elle ?

L’angoisse de séparation peut aussi réapparaître à d’autres âges :

  • Vers 18 mois – 2 ans : affirmation de soi, mais toujours besoin de sécurité
  • Vers 3 ans : entrée à l’école = grand bouleversement
  • En cas de changements familiaux : déménagement, naissance, séparation, reprise du travail…

💡 Comment accompagner son enfant avec douceur ?

1. 🗓️ Créer des rituels stables

Les enfants adorent les repères. Un rituel d’au revoir simple et répétitif peut grandement le rassurer. Ex. : un bisou + une phrase rassurante + une peluche spéciale.

2. 💬 Parler avec des mots simples

Même petit, ton enfant comprend le ton de ta voix. Expliquer avec des mots doux :

« Je reviens tout à l’heure, après le goûter. »
« Tu peux jouer pendant que je travaille, et je serai là ce soir. »

3. ⏰ Ne pas partir en cachette

Même si c’est tentant pour éviter les pleurs, partir sans prévenir augmente la peur d’abandon. Mieux vaut dire au revoir clairement, même si c’est difficile sur le moment.

4. 🧸 Un objet transitionnel rassurant

Un doudou, un foulard avec ton odeur, une photo… peut servir de lien entre vous, et l’aider à se sentir moins seul.


🧠 Et si ça dure ou devient trop difficile ?

Parfois, l’angoisse est très intense, ou dure dans le temps. Cela peut refléter une hypersensibilité, un stress intérieur ou des émotions que l’enfant n’arrive pas à exprimer.

Un accompagnement thérapeutique peut alors offrir à l’enfant un espace d’expression sécurisant, où il pourra :

  • Mettre des mots sur ce qu’il vit
  • Se sentir écouté et compris, sans pression
  • Apprendre à gagner en confiance, en lui et dans les séparations

Et pour les parents, c’est aussi l’occasion d’être soutenus, sans jugement, et d’avoir des clés adaptées à leur enfant.


❤️ En résumé

L’angoisse de séparation est une étape normale, mais elle peut parfois bousculer toute la famille.
L’essentiel, c’est de l’accueillir avec bienveillance, d’écouter ce que l’enfant exprime, et de ne pas rester seul(e) si la situation devient trop lourde.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut